Dans le monde francophone, la douance est généralement associée à un test de QI, avec un seuil clair de 130 comme principal critère d’identification. Pourtant, cette approche reste limitée comparée à d’autres perspectives adoptées à l’international. Les pays anglo-saxons, par exemple, utilisent une démarche bien plus large et nuancée.
L’approche anglo-saxonne : une vision globale de la douance
Contrairement à une focalisation sur un test unique, les professionnels anglo-saxons s’appuient sur une variété d’outils et de critères. Leur démarche inclut notamment :
- L’évaluation des talents multiples : Les capacités dans des domaines tels que la créativité, le leadership, les aptitudes artistiques ou sportives sont prises en compte.
- L’observation en contexte : Enseignants, parents et pairs jouent un rôle clé pour identifier des comportements exceptionnels.
- Des modèles globaux : Le modèle de Joseph Renzulli, par exemple, met en avant la créativité et l’engagement comme des composants essentiels de la douance.
Le QI : un indicateur parmi d’autres
En France, le test de QI reste l’outil principal pour repérer la douance. Cependant, il n’offre qu’une vue partielle des capacités d’un individu, en mesurant principalement :
- La logique,
- La mémoire,
- Le raisonnement verbal.
Ce test laisse de côté des dimensions tout aussi fondamentales, comme l’intelligence émotionnelle, la créativité ou encore la sensibilité. Une approche centrée uniquement sur le QI risque donc de manquer des aspects essentiels de la douance.
Pourquoi aller au-delà du test de QI ?
La douance, c’est bien plus qu’un score. C’est une manière unique de percevoir, ressentir et interagir avec le monde. Elle peut inclure :
- Une pensée rapide et foisonnante, souvent en arborescence,
- Une hypersensibilité émotionnelle ou sensorielle,
- Une créativité débordante, moteur d’innovation,
- Une forte aspiration à trouver un sens ou à défendre des causes justes.
Les limites d’une approche trop simpliste
Réduire la douance à un score présente plusieurs risques :
- Ignorer des profils atypiques qui ne correspondent pas aux critères standards,
- Passer à côté de talents inexplorés, souvent invisibles dans un cadre standardisé,
- Entretenir des idées reçues, liant exclusivement la douance à la performance scolaire.

Vers une vision plus humaine et complète de la douance
S’inspirer des modèles anglo-saxons pourrait enrichir notre manière de comprendre et d’accompagner la douance. Voici quelques pistes à explorer :
- Des observations qualitatives : Évaluer les comportements et interactions dans divers contextes.
- Prendre en compte l’environnement : Considérer les influences extérieures sur le développement des capacités.
- Utiliser des outils alternatifs : Explorer la créativité, l’intelligence émotionnelle et d’autres dimensions souvent ignorées.
La douance est un phénomène complexe, qui mérite une approche tout aussi riche et nuancée. En élargissant notre regard, nous pouvons mieux valoriser ces profils uniques et leur permettre de s’épanouir pleinement.
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